Les coopératives de logement regroupent les coopératives d’habitation (qui construisent et louent), les coopératives de construction (qui construisent pour le compte de leurs associés et constituent donc une forme d’accession à la propriété) et les coopératives d’auto-construction (où les associés construisent eux-mêmes les logements, dont l’exemple phare est le « Mouvement des Castors », apparu en 1948 dans un contexte de crise du logement et disparu une dizaine d’années plus tard quand les pouvoirs publics donnèrent enfin une vraie priorité à ce sujet).
La quasi-totalité de ces coopératives construisent des HLM, qu’elles soient pavillonnaires ou sous forme d’immeubles collectifs. Les premières coopératives de logement (locatives) ont vu le jour en 1894, suite à la loi Siegfried sur les habitations à bon marché. La cité-jardin de Draveil construite dans cet esprit reste aujourd’hui encore un modèle d’urbanisme communautaire.
Le mouvement d’autoconstruction survit aujourd’hui à travers de multiples initiatives, telles que les Compagnons bâtisseurs, qui mobilisent les familles défavorisées pour la réhabilitation de leurs logements en collaboration avec les habitants du quartier. De même, les 160 coopératives d’HLM, regroupées au sein de la Fédération nationale des sociétés coopératives d’HLM, sont actives. Ainsi, Cogecoop HLM, située à Saint-Etienne, est une de ces coopératives qui gèrent des logements sociaux : « Nous achetons et équipons des terrains, puis nous construisons des maisons ou des immeubles, vendus à un prix maximum fixé avec l’Etat à des personnes entrant dans un plafond de ressources », explique Patrick Bayet, son directeur. Des coopératives d’HLM sous statut de Scic* ont même fait leur apparition, ce statut leur permettant d’avoir des collèges de collectivités locales, et donc un partenariat rapproché avec elles.
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