Nées dans les années 1980, les entreprises d’insertion (EI), tout en s’inscrivant dans des marchés concurrentiels, ont pour spécificité d’employer des personnes en difficulté auxquelles elles assurent un accompagnement social. Les personnes ainsi embauchées (jeunes en grande difficulté, chômeurs de très longue durée, anciens détenus, etc.) ont des contrats de travail à durée déterminée qui ne peuvent excéder vingt-quatre mois. L’objectif étant pour elles d’acquérir une meilleure autonomie afin d’accéder, plus tard, soit à une formation professionnelle, soit à un emploi.
Selon la Dares [1], du ministère du Travail, il y avait, fin 2006, 868 entreprises d’insertion, qui avaient embauché plus de 18 600 salariés en insertion au cours de l’année. Ces entreprises sont principalement concentrées dans les secteurs du BTP, de l’environnement, des services rendus aux entreprises, de la récupération et de la déchetterie. Elles peuvent avoir différents statuts : société anonyme, association loi 1901, coopérative… 44 % d’entre elles sont sous statut associatif, seule une trentaine est sous forme coopérative. Elles sont conventionnées par l’Etat et bénéficient d’une aide forfaitaire de 9 681 euros par contrat équivalent temps plein, dont le versement mensualisé a été mis en place en 2005. En revanche, depuis cette même année, elles ne sont plus exonérées des cotisations patronales de sécurité sociale sur la rémunération des salariés en insertion agréés par l’ANPE.
[1] Voir Premières informations, premières synthèses n° 25.1, juin 2008.
- 881 lectures

