Associations ou sociétés commerciales, les entreprises de travail temporaire d’insertion (ETTI) utilisent les offres d’emploi du secteur du travail temporaire qu’elles proposent à des personnes en difficulté qui sont plutôt en fin de parcours d’insertion. Le fonctionnement est le même que pour une agence d’intérim : l’ETTI signe un contrat de mise à disposition avec une entreprise cliente ; l’intérimaire travaille dans l’entreprise cliente, mais est salarié par l’ETTI par le biais d’un contrat de mission. Mais un accompagnement est également assuré par un encadrant pour une dizaine de salariés en insertion en équivalent temps plein (suivi auprès de l’entreprise et dans leur vie quotidienne, aide à la formation). Autrefois exonérées de charges patronales, comme les entreprises d’insertion*, les ETTI reçoivent, depuis 2005, une aide forfaitaire à l’encadrement égale à 51 000 euros par an pour un encadrant de 12 équivalents temps plein. Fin 2006, selon la Dares [1], du ministère du Travail, on comptait 216 ETTI, qui avaient mis à disposition au cours de l’année près de 23 500 salariés. Ce sont souvent des emplois à faible niveau de qualification, notamment dans la manutention, le bâtiment, l’entretien et le nettoyage. En 2007, plus d’un tiers des sortants des ETTI avaient trouvé un emploi salarié.
[1] Voir Premières informations, premières synthèses n° 25.1, juin 2008.
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