Le mécénat renvoie aux contributions d’une entreprise en faveur de l’intérêt général*, quels que soient le domaine soutenu et la forme de la contribution (apport financier, en nature, en compétences…). L’entreprise peut recevoir du bénéficiaire une contrepartie, à condition que celle-ci soit nettement moins conséquente (moins de 25 %) que le don initial. L’entreprise peut alors, depuis la loi du 1er août 2003, déduire de son impôt 60 % de la valorisation de ce don, qui doit rester dans la limite de 0,5 % de son chiffre d’affaires.
Cependant, l’intérêt du mécénat est souvent ailleurs : il permet la création de partenariats dont la richesse est fonction de la volonté et de l’engagement des parties. Il doit rester un acte libre, et bien qu’en plein essor, il ne doit pas se substituer aux subventions publiques. Il faut noter une augmentation des partenariats avec des structures publiques, dont les actions ainsi soutenues sont en général complémentaires à leur mission de service public. De nouvelles formes de partenariat voient le jour (philanthropie, produit de partage, dons sur Internet), mais le mécanisme fiscal reste identique.
Pour les entreprises de l’économie sociale, le mécénat est une démarche qui prolonge leur engagement quotidien en faveur de la cité. Ces entreprises, souvent mécènes de longue date, y voient un outil original de redistribution et de soutien à l’innovation. Elles sont nombreuses à avoir créé des fondations* réunies au sein de l’Asfondes*.
Les associations, actrices de l’économie sociale, sont les principales bénéficiaires du mécénat d’entreprise, qui devient une source de plus en plus recherchée de diversification de leurs recettes.
Pour en savoir plus : www.culture.gouv.fr et www.admical.org
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