L’OIT a été créée en 1919 par le traité de Versailles afin de promouvoir la justice sociale par l’amélioration des conditions de vie et de travail dans le monde. Devenue une institution spécialisée des Nations unies en 1946, elle élabore, développe et promeut un système de normes internationales du travail. Composée de délégués du gouvernement et de représentants des employeurs et des salariés désignés par chaque Etat, elle est plus particulièrement connue pour ses huit conventions fondamentales, qui défendent la liberté syndicale et le droit d’organisation, interdisent le recours au travail forcé, les discriminations et le travail des enfants. On sait moins qu’elle a eu comme premier directeur général Albert Thomas, coopérateur convaincu et membre éminent de l’Alliance coopérative internationale (ACI*).
En 1966, l’OIT a voté la recommandation 127 sur le rôle des coopératives dans les pays en développement, persuadée que celles-ci sont des vecteurs privilégiés d’émancipation et d’augmentation du niveau de vie. Adoptée par l’OIT en juin 2002, la recommandation 193* constitue un nouvel outil dont disposent désormais les gouvernements, syndicats de salariés et syndicats patronaux, qui engagent « les politiques nationales (…) à promouvoir l’enseignement des principes et pratiques coopératifs et la formation (…) à tous les niveaux appropriés de systèmes nationaux d’éducation et de formation et dans l’ensemble de la société ».
Pour en savoir plus : www.ilo.org
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