Le terme ONG désigne principalement des organismes de solidarité internationale (associations, fondations*, mouvements confessionnels) de statut privé sans but lucratif. Le secteur est financé par de l’argent public et/ou privé (notamment des dons). Les champs d’activité sont multiples ; on distingue souvent les associations dont l’activité relève du développement (comme le CCFD – Comité catholique contre la faim et pour le développement), de l’humanitaire (comme Médecins sans frontières), de l’environnement (comme Greenpeace) ou de la défense des droits humains (comme Amnesty International). Cependant, les frontières ne sont plus toujours aussi nettes. On constate d’ailleurs de fréquentes combinaisons de registres pour certaines actions. C’est notamment le cas pour des opérations de post-urgence alliant humanitaire et développement ou des campagnes de lobbying, à l’exemple de celle contre les bombes à sous-munitions.
De nombreuses petites associations reposent exclusivement sur du bénévolat*, mais beaucoup d’ONG se sont professionnalisées et ont renforcé leur institutionnalisation. Celles-ci s’inscrivent souvent dans des réseaux internationaux. Depuis la fin des années 1990, de plus en plus d’associations interagissent avec d’autres acteurs de la solidarité internationale (collectivités locales et/ou territoriales, universités et autres établissements éducatifs ou de recherche, syndicats, entreprises…).
Le sentiment d’appartenance des ONG au champ de l’économie sociale s’est accru, d’autant que nombre de leurs préoccupations recoupent celles d’autres acteurs de ce secteur : éthique, transparence, qualité, gouvernance… Au niveau national, une confédération, Coordination SUD*, compte environ 150 membres, dans leur majorité eux-mêmes fédérés en divers collectifs nationaux, tels que le Centre de recherche et d’information pour le développement (Crid), le Comité de liaison des ONG de volontariat (Clong) ou le Groupe Initiatives.
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