Si, au XIXe siècle, l’économie sociale était reconnue comme un objet controversé d’analyses, de débats et de publications (du Nouveau traité d’économie sociale de Charles Dunoyer en 1830 au rapport « L’économie sociale : les institutions du progrès social » de Charles Gide*, réédité de 1905 à 1921), la recherche s’est par la suite polarisée sur des formes ou des activités particulières : les économistes et gestionnaires se sont plutôt intéressés aux coopératives ; les sociologues et politologues aux associations, alors que les historiens retraçaient l’évolution de la mutualité. Depuis les appels à recherches initiés par Guy Hascouët, alors secrétaire d’Etat à l’Economie solidaire, puis repris par la Diieses*, une centaine de chercheurs couvrent aujourd’hui ce champ, en explorant des thématiques de plus en plus transversales : l’entrepreneuriat et la gouvernance*, l’emploi* et le bénévolat*, les financements et l’inscription territorialisée… Des groupes de travail et des colloques pluridisciplinaires (colloque annuel de l’Addes*, colloques universitaires à Bordeaux, à Nantes… en 2008) croisent les approches, et de plus en plus de thèses participent à la reconnaissance progressive de ce champ par le monde académique. A l’initiative du Ciriec*, un premier colloque international sur la recherche en économie sociale s’est tenu à Victoria (Colombie britannique, Canada) en septembre 2007 avec 350 chercheurs de presque tous les continents, et le second est prévu à Ostersünd (Suède) en octobre 2009.
Pour en savoir plus : Les dynamiques de l’économie sociale et solidaire, éd. La Découverte, coll. Recherches, 2007.
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