La vocation première d’une entreprise d’économie sociale n’est pas de maximiser son bénéfice au profit de ses actionnaires, mais de répondre aux besoins de ses membres. Par conséquent, la réalisation de bénéfices par une entreprise d’économie sociale ne constitue pas une fin en soi mais un moyen d’atteindre cet objectif. Pour qualifier le résultat net réalisé par une entreprise d’économie sociale, il est plus exact de parler d’excédent de gestion que de profit (bien que ce dernier terme se soit aujourd’hui généralisé dans l’usage courant). Dans une entreprise d’économie sociale, ces excédents sont généralement répartis de la manière suivante : une partie est mise en réserve pour renforcer les fonds propres* de l’entreprise et sa capacité d’autofinancement et d’investissement. Ces réserves* permettent également de garantir la stabilité financière de l’entreprise et de parer aux aléas. Bien collectif impartageable, les réserves sont le reflet de la solidarité financière entre les membres et, au-delà, avec les générations futures. Une partie peut être restituée aux membres sous forme de ristourne* : cette dernière est proportionnelle à l’activité générée par chaque membre. Dans le cas des coopératives, une partie des excédents peut également être affectée à la rémunération des parts sociales*. Cette rémunération est toutefois plafonnée au taux moyen de rendement des obligations des sociétés privées.
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