Chaque année, une trentaine d’entreprises traditionnelles sont reprises par leurs salariés en Scop*, permettant ainsi de sauver ou de pérenniser 400 à 500 emplois. Les reprises d’entreprises en difficulté à la suite d’un redressement ou d’une liquidation au tribunal de commerce sont les opérations les plus médiatiques, mais ne représentent qu’un tiers de ces reprises. Les autres reprises d’entreprises par leurs salariés s’opèrent surtout soit par choix stratégique, économique ou managérial du ou des dirigeants, soit lors de leur départ à la retraite. La reprise par les salariés s’avère une solution économiquement et socialement efficace, puisque 40 % à 50 % des entreprises réanimées en Scop* existent toujours dix ans après et que ce taux monte de 50 % à 60 % pour les reprises « saines ». Le réseau Scop entreprises* accompagne les porteurs de projet dans l’étude du projet, ainsi que le montage juridique et financier. Celui-ci met généralement en œuvre ses propres outils financiers (intervention en fonds propres, caution/garantie), ceux des partenaires bancaires et financiers de l’économie sociale et l’appui des régions.
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