Le premier SEL français a vu le jour en 1994, en Ariège. Il s’agit d’associations dont les adhérents*, souvent voisins, échangent des biens et services selon une unité propre à chaque groupe : sourires, cailloux, prunes, pavés, pistaches… L’objectif est de permettre à tous les membres d’avoir accès, de façon égalitaire, aux biens et aux services, et de retisser des liens de solidarité. Les relations entre les SEL et les pouvoirs publics n’ont pas toujours été harmonieuses. Certains SEL, soupçonnés de remettre en cause la législation du travail en dissimulant notamment du travail au noir, ont été poursuivis en justice. Aujourd’hui, les pouvoirs publics sont conscients que les comptes de ces organisations sont transparents et, surtout, qu’ils assument une fonction de prévention de l’exclusion pour des personnes sans emploi. On recensait une cinquantaine de SEL dans les années 1990, ils sont désormais 312, répartis dans toute la France. (Voir aussi Monnaie sociale.)
Contact :
Sel’idaire, BP 60034, 80081 Amiens Cedex 2,
Site : www.selidaire.org
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