La notion de services à la personne est désormais utilisée pour désigner une grande diversité d’activités, qui vont de l’aide aux personnes âgées à l’accueil de la petite enfance, en passant par les structures de soutien aux personnes handicapées. Le nombre d’aides à domicile et d’assistantes maternelles est passé en France de 310 000 à 838 000 entre 1990 et 2007, ce qui représente un essor exceptionnel. L’emploi dans ce secteur va continuer à croître du fait du vieillissement de la population, du maintien ou de la progression du taux d’activité des femmes et du souci d’offrir une meilleure insertion aux personnes handicapées en améliorant leur quotidien.
Les organisations de l’économie sociale jouent un rôle essentiel dans ce domaine, notamment dans l’aide aux personnes âgées. Les modes d’organisation mis en œuvre dans l’économie sociale contribuent à prendre davantage en compte les usagers et à s’adapter à leurs besoins, ils favorisent également une véritable coproduction des services entre salariés* et usagers.
L’ensemble de l’économie sociale est aujourd’hui investi dans le développement de l’offre. C’est vrai des acteurs associatifs, déjà principaux prestataires de services sur le terrain, c’est vrai également des mutuelles de santé* et des sociétés d’assurance mutuelle*, qui veulent étendre le champ des prestations offertes à leurs adhérents* et sociétaires* et être de ce fait parties prenantes dans les nouvelles enseignes nationales qui émergent aujourd’hui. Enfin, l’économie sociale est également un acteur essentiel dans l’émission du nouveau titre de paiement universel qui se substitue désormais aux différents types de chèques services.
Pour autant, l’économie sociale, via le Ceges* mais aussi l’Uniopss* et l’Union nationale de l’aide, des soins et des services aux domiciles (UNA), a constamment jugé indispensable de réaffirmer les trois conditions nécessaires pour que l’offre de services à la personne se développe de manière satisfaisante : une offre de qualité tout d’abord, garantie par le recours à des structures prestataires ; un mode de solvabilisation de la demande qui assure l’accès de tous ceux qui en ont besoin à des services de qualité ; une professionnalisation des métiers permettant aux salariés du secteur de développer leurs compétences, de voir leur qualification reconnue et de bénéficier de conditions de travail et de rémunération décentes. Trois objectifs qui demeurent encore loin d’être atteints.
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