Les premières sociedades laborales (sociétés de travailleurs), ou Sales, sont apparues en Espagne dans les années 1970, lorsque des salariés ont commencé à racheter des entreprises en difficulté qui les employaient. Les pouvoirs publics espagnols utilisent depuis le dispositif comme une forme d’« activation » des dépenses sociales : plutôt que de financer des allocations chômage, ils préfèrent apporter du capital aux salariés qui souhaitent créer ou sauvegarder leur entreprise. Une loi datant de 1997 régit leur activité et a permis cette innovation. Cela a entraîné un important et rapide essor des sociedades laborales, essor soutenu par le travail de leurs fédérations régionales qui leur fournissent conseils juridiques, aide à la gestion, etc.
Dans ces sociétés, les salariés doivent détenir la majorité du capital. Personne n’étant autorisé à posséder plus d’un tiers des parts sociales, il faut au moins trois personnes pour démarrer. Le fonctionnement est fortement participatif, car 85 % des salariés doivent être associés. Quant à l’élection du conseil d’administration, elle se fait par un vote proportionnel au montant du capital détenu.
Les sociedades laborales ont connu leur essor au début des années 2000 et jusqu’en 2004. On en dénombrait alors plus de 20 000, employant 123 200 salariés. Aujourd’hui, elles sont 18 000 et emploient 110 000 salariés. Face à ce recul, leur confédération, Confesal, souhaite obtenir une modification de la loi de 1997 les régissant.
Contact : Confesal, 15 Calle Vallehermoso, 28015 Madrid, Espagne,
Tél. : (00 34) 91 444 09 70,
Site : www.confesal.es,
Courriel : confesal@confesal.es
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