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Tourisme associatif ou social

Définition
par Charlotte Chartan
Source : Hors-série n°38 bis d'Alternatives Économiques : L'économie sociale de A à Z
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Permettre le départ en vacances du plus grand nombre, tel est l’objet du tourisme social et associatif. Né après-guerre, il est porté par des acteurs associatifs, coopératifs ou mutualistes, regroupés en France en majorité au sein de l’Unat*.
Les structures du tourisme social se distinguent notamment par l’application de tarifs différenciés en fonction des ressources, une volonté de brassage social, la participation à des actions de solidarité (tel le dispositif Bourse solidarité vacances). De plus, avec près de la moitié de leurs équipements en milieu rural et en moyenne montagne, elles jouent un rôle dans l’aménagement du territoire. Au total, selon l’Unat, dont les adhérents gèrent 10 % de l’offre d’hébergement payante en France, plus de 5 millions de personnes, en y incluant les chiffres des centres de vacances pour enfants et adolescents, seraient ainsi accueillies chaque année.
Mais le tourisme social est aujourd’hui en crise. Concurrencé par les opérateurs privés, de moins en moins soutenu par les pouvoirs publics – qu’il s’agisse des aides à la rénovation de son patrimoine ou de celles au départ en vacances et aux associations –, et délaissé par les comités d’entreprise, qui sont historiquement parmi ses plus grands clients, il est de plus en plus difficile pour lui de mener à bien sa mission. Alors qu’en 2007 encore, un peu plus d’un tiers des Français n’étaient pas partis en vacances, dont une grande partie pour des raisons financières…