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Walras, Léon (1834-1910)

Définition
par Denis Clerc
Source : Hors-série n°38 bis d'Alternatives Économiques : L'économie sociale de A à Z
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Léon Walras est connu bien davantage pour son apport à l’économie orthodoxe que pour son engagement coopératif, pourtant très réel. Etudiant à l’Ecole des mines, le diplôme lui est refusé et il ne pourra jamais devenir universitaire en France. En 1865, il participe comme administrateur (Léon Say étant président du conseil d’administration) à la création de la Caisse d’escompte des associations populaires de crédit, de production et de consommation, qui fut liquidée cinq ans plus tard, en 1870. En 1902, Walras constate, amer : « Assis en face de gens qui me demandaient du crédit, je me disais : “Cette affaire peut réussir, je vais la faire”. Un vrai banquier se serait dit : “Cette affaire peut ne pas réussir, je ne la fais pas”. » Les économistes auraient-ils le cœur trop tendre pour être banquiers ?


Ce fut ensuite, en 1867, la création et la direction du journal mensuel Le travail, dont l’un des objectifs affichés était la promotion des « associations coopératives ». Faute d’abonnés, le journal cessa sa parution après douze numéros. Heureusement, son recrutement par l’université de Lausanne en 1870 donna à Léon Walras le temps d’écrire ses Eléments d’économie pure, qui le rendirent célèbre. Il continua à marquer son intérêt pour le mouvement coopératif*, notamment en entretenant une correspondance et une amitié suivies avec Charles Gide* que sa mort interrompit en 1910.